ASCA ou RME : quel agrément choisir comme thérapeute en Suisse ?
C'est l'une des premières questions quand on s'installe comme thérapeute en Suisse : faut-il s'agréer auprès de l'ASCA, du RME, ou des deux ? La réponse dépend de vos méthodes, de votre patientèle et des assureurs que vous visez.
Par l'équipe Lymon · 2 juillet 2026 · 6 min de lecture
Pourquoi un agrément est indispensable
En Suisse, il n'existe pas de certification d'État généralisée pour les thérapeutes en médecine complémentaire. Les assurances complémentaires s'appuient donc sur des registres privés pour décider qui elles remboursent. Les deux références du marché sont la Fondation ASCA et le RME (registre de médecine empirique). Sans l'un de ces agréments (ou celui d'une association reconnue), vos patients ne seront généralement pas remboursés, quelle que soit la qualité de vos factures.
L'ASCA en bref
La Fondation ASCA (fondation suisse pour les médecines complémentaires) délivre ses agréments depuis plus de trente ans, sur la base d'exigences de formation définies pour plus de 150 méthodes.
- Formation de base en médecine académique : un premier cycle d'anatomie, physiologie et pathologie de 150 heures, complété selon les cas par un cycle avancé de pathologies de 300 heures.
- Une formation reconnue dans la méthode pratiquée (le « deuxième cycle »).
- Une formation continue obligatoire d'au moins 16 heures par an auprès d'une école reconnue.
Le RME en bref
Le RME est géré depuis 1999 par Eskamed SA, à Bâle. Son label de qualité couvre environ 200 méthodes et qualifications. Le RME vérifie la formation, l'expérience pratique et la réputation du thérapeute, puis exige un renouvellement chaque année : le thérapeute atteste qu'il remplit toujours le standard et qu'il a suivi ses heures de formation continue.
De nombreux assureurs suisses utilisent le label RME comme base de décision pour rembourser les prestations de médecine empirique dans le cadre des complémentaires.
Alors, lequel choisir ?
- Vérifiez d'abord vos méthodes : chaque registre publie sa propre liste de méthodes reconnues. Votre pratique doit y figurer.
- Regardez les assureurs de votre patientèle : la plupart reconnaissent les deux labels, mais chaque assureur garde sa propre liste. Certains thérapeutes s'agréent aux deux pour couvrir un maximum de contrats.
- Comptez le coût complet : cotisation annuelle, formation continue exigée, éventuelle assurance RC professionnelle à joindre au dossier.
- Pensez au numéro RCC : quel que soit le registre choisi, c'est en général lui qui demandera votre RCC auprès de SASIS, l'identifiant indispensable pour la facturation.