Thérapeute indépendant : AVS, prévoyance et assurances, le tour complet

Devenir indépendant, c'est aussi devenir son propre département RH. Personne ne cotise plus à votre place : voici la carte complète de ce qui est obligatoire, facultatif et fortement recommandé.

Par l'équipe Lymon · 2 juillet 2026 · 7 min de lecture

L'annonce à la caisse de compensation, le point de départ

Dès le début de votre activité indépendante, vous devez vous annoncer à la caisse de compensation AVS compétente (celle de votre canton, ou celle d'une association professionnelle). C'est elle qui examine votre statut d'indépendant et fixe vos cotisations. Ne tardez pas : les cotisations sont dues dès le début de l'activité, et une annonce tardive se rattrape avec effet rétroactif.

Ce qui est obligatoire

  • AVS, AI et APG : les assurances de base (vieillesse, invalidité, perte de gain maternité/service). Le taux de cotisation de l'indépendant est progressif selon le revenu, de l'ordre de 5,4 à 10 % (barème officiel dans le mémento AVS 2.02).
  • Allocations familiales : les indépendants y sont également soumis.
  • L'assurance-maladie (LAMal) reste, comme pour tout résident, une affaire individuelle.

Ce qui n'est PAS automatique (et qu'on oublie)

  • Le chômage : les indépendants ne peuvent pas s'assurer contre le chômage. Si le cabinet s'arrête, il n'y a pas de filet. D'où l'importance d'une réserve personnelle.
  • Les accidents : pas de couverture LAA automatique. Vérifiez que votre assurance-maladie couvre le risque accident, ou assurez-le spécifiquement.
  • La perte de gain maladie : sans assurance dédiée, une longue maladie signifie zéro revenu. Une assurance indemnités journalières est l'une des protections les plus importantes de l'indépendant.
  • Le 2e pilier (LPP) : non obligatoire pour l'indépendant sans personnel. Vous pouvez vous affilier à titre facultatif via une association professionnelle ou l'Institution supplétive LPP.

La prévoyance : construire sa retraite soi-même

Sans 2e pilier obligatoire, le pilier 3a devient votre outil principal : les versements sont déductibles du revenu imposable, dans les limites fixées chaque année (les plafonds, différents selon que vous avez ou non un 2e pilier, sont publiés par l'administration). Beaucoup d'indépendants combinent un 3a régulier avec, selon les revenus, une affiliation LPP facultative.

Sources

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